10 excellents covers avec un twist différent de leurs originaux

Hello there !

Les covers en musique c’est comme les bagarres au hockey : ça va toujours exister et même si tu voulais les éradiquer, il va toujours en avoir.

Certains y voient une façon un peu trop facile de s’approprier du succès d’un autre artiste. D’autres un sacrilège qui équivaut à chier sur le torse d’une pièce mythique. D’autres une tendance populaire pour essayer d’attirer l’attention sur son oeuvre.

Cependant, d’autres y voient une façon de donner à une chanson, une tout autre direction insoupçonnée et dans de plus rares cas, un résultat meilleur que l’original. Le pouvoir d’un cover c’est d’amener la chanson à un autre niveau.

Aujourd’hui, on va se concentrer précisément sur des covers qui bien loin de leurs pièces originales et de déterminer ceux qui sont les plus réussies.

Il y en a des milliers, je vais t’en proposer 10. Pas nécessairement en ordre.

Subjectif ? Bin oui p’tit-Jésus-d’poil, c’est mon blogue.

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10. « Corridor – Laurence Jalbert» revisité par Antoine Corriveau

L’originale

Le cover :

 

En fait, tout ce palmarès m’est venu lorsque j’ai écouté cette reprise d’un classique de la musique québécoise. « Corridor » de Laurence Jalbert est une chanson dont le backstory est très touchant, mais l’arrangement musical original avec son rythme rapide et plus pop, ne lui rende pas justice. Dans la version de Corriveau, feutré par la rondeur dramatique du violoncelle et d’un jeu de guitare minimaliste, toute la chanson passe par l’interprétation du chanteur. Avec les paroles mises de l’avant, on voit toute la détresse derrière le texte. La voix grave et sensible du chanteur donne une tout autre dimension à la chanson, qui à mon sens, devient tellement plus puissante.

 

9.« Safety Dance – Man without Hats » revisité par Sleeping at Last

L’originale

Le cover :

 

Une preuve ultime que les arrangements d’une pièce musicale peuvent transporter complètement ailleurs. Safety Dance de Man Without Hats (MWH) est une légendaire chanson ridiculement entraînante et dont la signification est crissement pas importante. Retravaillé avec la douceur d’une guitare et la voix fragile du chanteur de Sleeping at Last, on se surprend à trouver un sens philosophique aux paroles insignifiantes de MWH. S’inscrivant dans le nouveau trend de transformer des vieux classiques pop en cover cute, cette interprétation réussie où plusieurs ont échoués. C’est une balade douce sur laquelle tu te surprends à vivre la mélancolie en regardant par la fenêtre comme si t’étais dans un film triste. Le genre de cover que si tu ne portes pas attention, tu crois avoir affaire à une composition originale. Bien joué.

 

8. « Allelujah – Leonard Cohen » revisité par Jeff Buckley

L’originale

Le cover :

 

La reprise de Buckley de la pièce du mythique Leonard Cohen n’est pas celle qui est la plus éloignée de son original, mais la distinction est notable. La musicalité dans la voix de Buckley fait toute la différence. Alors que la première pièce est plus sobre, la deuxième est beaucoup plus angélique et émotive, créant une tout autre atmosphère. À preuve, si « Hallejuayh » est parmi les chansons les plus reprises au monde, c’est la version de Buckley qui est préféré pour l’exercice. Angélique.

 

7.« Hurt – Nine Inch Nails » revisité par Johnny Cash

L’originale

Le cover :

 

Je t’avais déjà parlé de cette toune reprise par un Johnny Cash sur ses derniers milles. Non pas que l’original de NIN soit moins bonne, celle de Cash lui donne un autre feel général. Hey, j’me cite moi-même : « c’est surtout comment la chanson colle à la peau du chanteur et son contexte. Le chanteur avait 70 ans au moment d’enregistrer la chanson et avait de sérieux problèmes de santé. En regardant les paroles de ce morceau, il est facile de voir comment Cash s’en sert pour faire une rétrospective de sa vie. La voix affaiblie par la maladie, c’est avec conviction et nostalgie que l’homme en noir livre son dernier grand succès. » Fuck que j’suis bon.

 

6. « Crazy Nights – KISS » revisité par Kurt Niesen

L’originale

Le cover :

 

Lorsque tu écoutes le morceau du légendaire groupe KISS, tu vois mal comment on pourrait en faire une balade touchante. Pourtant, quelqu’un a réussi. Tout d’abord ça prend un chanteur avec une voix bien unique pour rendre un texte si simple, si beau. Ensuite, tu remplaces la guitare électrique, la basse et la batterie par le violon et un piano. Tu brasses et finalement, ça te donne quelque chose de trop déstabilisant pour être de la plume de KISS. J’ai entendu ce petit bijou lors d’une superbe scène de la série québécoise « Les Invincibles » et dès les premières notes, l’envoûtante trame sonore a pris toute la place.

 

5. « Mad World – Tears for Fears » revisité par Gary Jules

L’originale

Le cover :

 

En fait, à moins d’être un fan de Tears for Fears ou ou encore un passionné des années 80, il est fort à parier que t’avais aucune idée que la chanson de Gary Jules était une reprise. Je t’invite à écouter la version de 1983. Vas-y, moi en attendant j’vais aller pisser.

Allright. Y’a des choses de la décennie 80 qui ont moins bien vieilli et assurément, cette chanson en est une. Je n’ai aucune difficulté à dire que la version de Jules la torche comme une pas propre. Le chanteur, de sa voix fragile et sans artifice, mais tellement expressive, ce l’est habilement et indiscutablement approprié. Point barre.

 

4. « Sweet Dreams – Eurhythmics » revisité par Marilyn Manson

L’originale

Le cover :

 

Brisons la délicatesse de Mad World, pour se plonger dans un tout autre registre musical avec l’une des figures les plus controversées de la musique, l’antéchrist lui-même, Marilyn Manson. Lorsque l’excentrique artiste s’est donné le pari de remodeler ce classique du new wave, disons que plusieurs ont dû prédire le désastre de loin. Du new wave en heavy metal … the fuck? Pourtant, la version de Manson est une surprenante réussite où la performance vocale passe par toute la gamme des émotions : du chuchotement jusqu’au cri. Pas pour tous les goûts, mais l’exemple de tout le potentiel que peut avoir un cover.

 

3. « Red, Red, Wine – Neil Diamond » revisité par UB40

L’originale

Le cover :

 

Premièrement, ouais, le plus grand succès du band britannique reggae UB40 est une reprise. Deuxièmement, UB40 lirait la noirceur d’Edgar Allan Poe que t’aurais le goût de te brasser langoureusement le bassin en souriant. La pièce de 1967 du chanteur américain Neil Diamond n’est pas, encore une fois, une mauvaise toune. Sauf que, tu ne peux pas revenir en arrière après avoir entendu la « feel good song » de UB40. La version reggae est beaucoup plus accrocheuse et les gens ont pris la décision : le basin et le dryhumping de dancefloor avant le cœur.

 

2. « Killing me Softly – Lori Lieberman » revisité par The Fugees

L’originale

Le cover :

 

Sans contredit le plus populaire succès du groupe rap culte The Fugees. Le trio, composé de Lauryn Hill, Wyclef Jean et l’autre, a ressorti ce vieux succès poussiéreux de Roberta Flack, qui elle-même l’avait pris de Lieberman. Un cover d’un cover? Ouais. Magnifiquement chanté avec l’une des plus belles voix de la musique, le groupe a pimenté la sauce de ses saveurs hip-hop. Le résultat a séduit le monde entier et a propulsé les Fugees à sous les spotlights et ainsi faire exposer à tous l’étendue de leurs talents. Un classique de la chanson 90s.

 

1. « I will always love you – Dolly Parton » revisité par Whitney Houston

L’originale

Le cover :

 

Qu’est-ce qui arrive lorsque ton cover d’une autre artiste devient LA chanson phare de toute ta carrière, mais également une des chansons les plus populaires et aimées de tous les temps ? Tout le monde oublie l’artiste originale et sa version tombe dans l’oubli. Faut dire que la pauvre Dolly n’avait aucune chance. Whitney Houston s’est approprié cette chanson pour exploiter toute sa puissance vocale légendaire, réduisant ainsi la version de Parton (tout de même respectable) à une sous-version pâle et sans saveur de cette chanson immortellement associée à la regrettée diva.

*STOP*

« AND IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII—EEEEEE-IIIIIIIIIII …. »

+++

 

À la prochaine !

Moes

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