13 autres joueurs fascinants de ligues d’hockey adulte (Partie 2) 7

Hello mudafuka !

Comment s’passe ta semaine ? T’as enlevé tes pneus d’hiver ?

*bruit de criquets*

Pour la première fois dans la courte histoire de ce blogue, j’ai décidé de faire une seconde partie à un article qui a connu un beau succès : 14 joueurs fascinants de ligues d’hockey adulte.

J’t’en ai trouvé d’autres … parce que cet univers est une pépinière à spécimens fascinants.

Voici donc : 13 autres joueurs fascinants de ligues d’hockey adulte (Partie 2)

Apprécie.

icehockey

1. Le coach

Le grand oublié de mon premier article sur les joueurs de hockey. Chaque équipe en a un, et c’est assez facile de l’identifier. Le coach, c’est le dude qui se sent obligé de diriger ses coéquipiers. Il leur explique quoi faire, où se placer et qu’est-ce qu’ils ont fait de mal. Rarement, la faute est sur le coach, c’est toi qui n’a pas bien lu le jeu. Rassure-toi, il va te dire quoi faire la prochaine fois. Il a toujours un conseil à te donner (parfois, même dans douche pendant qu’il se savonne la fierté et ça se poursuit jusqu’à la bière dans le parking). C’est un peu le même gars au gym qui vient interrompre ton workout pour te dire que ton mouvement est pas bien exécuté. « Bin important big, garde tes bras le long de ton body, le dos bin drette pis expire traaaaanquilement. Vas-y, j’te check.»

Move classique du coach : Entre deux shifts sur le banc, il enlève un gant pour t’illustrer ce que t’as fait de wrong.

 

2. Le bris d’équipement

Peu importe ce qui arrive, il a toujours une bonne raison pour avoir manqué un but ouvert, une passe molle, un revirement, un gars pas couvert, etc. La raison se résume toujours à deux pièces d’équipement qui font défaut : son hockey ou ses patins. Pour son hockey, c’est sa palette qui est sur le point de briser, y’a une nouvelle curve ou encore son hockey est coupé trop court. Pour ses patins, c’est le gars de la boutique de sport qui a chié l’affutage, il a une coche dans sa lame, son cordon est coupé, une vis  dans sa bottine est lousse, etc.

Il aurait probablement fait la NHL, mais malheureusement, sa palette était craquée quand les dépisteurs sont venus le voir.

 

3. Le joueur de soccer

Excellent comédien, il est aussi appelé le « Luc Picard » en raison du fait qu’il peut jouer la souffrance avec brio. C’est le maître incontesté du plongeon ou du coup à la tête inexistant. Il dépense plus d’énergie à s’écrouler de manière théâtrale qu’à vouloir vraiment jouer et contribuer au match. C’est l’esti d’pauvre qui tombe en tirant ton bâton sous son bras pour montrer au ref que tu l’as accroché.

En toute honnêteté, personne n’aime ce gars-là. Sauf que lorsqu’il est bon, il peut te donner de précieux powerplay. Still, c’t’un crisse de jambon.

 

4. Le « stretcheux »

La règle de base dans nos ligues de garage, c’est que nous ne sommes pas des athlètes de haut niveau. Forcément, nous comprenons également que nos performances ne sont pas dignes des Olympiques. Qu’au lieu de se donner à 110% chaque shift, nous conservons et dosons nos énergies afin d’avoir une bonne tenue pour toute la durée du match. La période d’échauffement durant rarement plus de 3 minutes, le temps est important. Le temps alloué à l’étirement est donc très minime. Juste assez pour se délier les muscles, mais assez merdique comme stretch pareil. L’important c’est d’aller essayer de faire le plus de shot « top corner » (qui pratique ses tirs bas ? Personne.). Le stretcheux lui, fait fi du temps. Il tient à faire un bon étirement de qualité et que ses muscles soit près pour une bonne activité intense, afin d’éviter toute blessure. Du moins, c’est ce qu’on pense … parce que c’est qui l’osti d’cave qui se stretch tout le warmup, sans toucher une puck ? Est-il paresseux ? Se soucie-t-il vraiment de sa santé ? Observe-t-il les forces et faiblesses du gardien adverse ? Nul ne le sait.

 

5. La poupée de porcelaine

Comme son nom l’indique, c’est le joueur qui semble toujours se blesser. Desfois c’est legit, mais la plupart du temps, c’est de la bullshit et ça lui permet de s’appuyer sur cette excuse pour expliquer une mauvaise game. Tsé, tous les joueurs se font brasser et reçoivent des coups pendant un match. Pour la plupart, ça fait partie de la game. Pour la poupée de porcelaine, c’est la fin du monde et les coups que LUI reçoit sont TOUJOURS les plus salauds, les plus forts et les plus douloureux. Toi tu reçois un slash sur la main, t’as mal et le shift d’après t’oublie. Notre spécimen lui, il va en parler toute le match et s’assurer que tu saches qu’il joue blessé. Quatre ou cinq fois dans la saison, il restera étendu sur la glace pour un simple double-échec devant le net et demandera l’aide de ses coéquipiers pour revenir au banc. Coups de bâton d’encouragement sarcastique sur la glace suivront, gracieuseté de l’équipe adverse.

 

6. L’affiche publicitaire

Il a l’équipement dernier cri, tout neuf, de la tête aux pieds. Son nouveau casque arbore une demi-visière teintée-miroir sans la moindre marque. Ses gants blancs immaculés qui flashent plus que la crowd au bal en blanc. Ses pantalons sont vierges et n’affichent pas le moindre signe d’utilisation. Ses nouveaux patins (qu’il change annuellement) semblent sortir tout droit de la boîte. Que dire de son habillement. Son chandail parfaitement mis, juste un peu dans sa culotte, de manière symétrique. Ses bas, jamais troués et qui matchent parfaitement le gilet. JAMAIS il n’acceptera de jouer si les bas ne matchent pas le gilet et JAMAIS il ne portera des bas différents. Même son tape est esthétiquement parfait sur ses bas. Finalement, il possède le bâton le plus cher sur le marché et il ne tape que le bout de sa palette. Encore là, il enrubanne son bâton de manière presque sexuelle à chaque match et rien ne doit dépasser.

Le tout est d’une beauté et la présentation est impeccable. Pourtant … calisse qu’il est fuckall au hockey.

 

7. Le sprinteur

Non pas pour son coup de patin, mais sa manie de retirer son équipement en 2 minutes après la game. D’être dans la douche en 3 minutes et d’en ressortir en 4. Je ne m’étirerai pas longtemps sur lui.  ÇA DONNE QUOI DE TE PRESSER, TU VAS NOUS ATTENDRE PAREIL POUR ALLER BOIRE UNE BIÈRE DANS LE PARKING APRÈS,  OSTI D’POGO.

Vous aurez compris que j’suis pas le sprinteur.

 

8. Le « chilleux »

Tout simplement l’inverse du sprinteur. Il prend son temps après la partie. Il jase, il relaxe : il chill. Les vrais joueurs savent qu’au delà de la partie, le plaisir des ligues de bières, c’est de relaxer avec les boys après. Au travers cette odeur nauséabonde d’équipements souillés par la sueur se trouve un parfum rassurant de sécurité, de camaraderie et de bonheur. Le chilleux l’a compris et il sait apprécier ce moment. Les premiers sortent de la douche et il porte encore fièrement culotte, jambière et patins. Alors que la vie est déjà assez stressante comme ça, le chilleux lui, tente de ralentir l’horloge … pour un moment.

Quand ta blonde comprend pas pourquoi tu joues une game à 10 heures le soir et tu rentres à 1 heure du matin, c’est parce que t’as une couple de chilleux dans ton équipe.

 

9. Le bon samaritain

C’est un joueur plein de belles intentions qui tient sincèrement à rendre service aux arbitres. Il veut faciliter le travail des zébrés. Comment ? En leur refilant la rondelle lorsque le jeu arrête. Le bon samaritain est ce joueur qui s’obstine à vouloir flipper la rondelle à l’arbitre mais qui ne réussit JAMAIS la crisse de manœuvre : un lobe trop loin, un shot dans les balls, une sauce dans les tibias, un dégagement à l’opposé de la mise en jeu. Pourtant, il essaie à chaque fois qu’il le peut. Mince consolation, le visage du juge de ligne en tabarnak est priceless.

POGNE LA MAUDITE PUCK AVEC TA MAUDITE MAIN, JOUALVERT !

 

10. Le gars d’speech

C’est le fin stratège. Le gars qui aime se lever pour crier les plus grands clichés de notre sport national. Celui qui exprime la stratégie d’avant-match à l’aide de mots précis tel : « discipline », « Forecheck », « premier su l’puck », « 3e homme », « watch le gars backdoor », « un gars qui reste haut », « charge le net », « fermez le centre », « embarquez pas dans leur game les boys », « on check nos pointes les wingers », etc. C’est également c’te gars-là qui fait le talk en avant du filet quand le buzzer annonce le début du match. C’est encore lui qui motive les troupes entre les périodes. Et quand la partie est terminée, il fait le debriefing post-mortem dans le vestiaire.

Ce qui est fascinant avec le gars d’speech, c’est que t’en as deux : le gars qui connait effectivement la game et le gars qui ne connait rien qui s’accroche à des clichés sure-shot.

 

11. Le Touchdown

Le joueur qui, lorsqu’il marque un but, célèbre crissement trop. Entendons-nous, difficile de reprocher à un gars d’être vraiment heureux de scorer le but gagnant en overtime dans les séries éliminatoires. À ce moment, on accepte le « knock dans la vitre », le « Dany Briere » ou même le « jump dans la crew de joueurs ». Sauf que le Touchdown se calisse pas mal des circonstances entourant son but : Y’A SCORÉ ! YEAHHHH ! Ce qui fait qu’il se retrouve à faire le fucking « swim celebration » au centre de la glace pour une game de 5-1 en saison régulière, ou encore un méga « la mitraillette de Teemu Selanne » après un esti d’garbage goal.

Ah oui, dernier point : C’est interdit d’overcélébrer dans une cause perdante. Juste non.

 

12. L’encyclopédie pornographique

Un homme qui en a vécu des affaires. Il s’est culbuter des p’tites mères par dizaines et n’est aucunement pas le gentlemen qui refuse de « kiss and tell ». Doux Jésus. Véritable centre d’attraction du vestiaire, il raconte et mime explicitement avec un malin plaisir les histoires les plus salées que t’as jamais entendu de ta vie. Les plus légendaires histoires de cul que t’entends dans la vie,  proviennent assurément de ce gars-là. Des histoires de threesome avec une fille pis sa mère, de séances lesbiennes avec des jumelles, de pratiques sado crissement douteuses, de manque de respect incroyable qui déstabiliserait Ron Jeremy … le gars a du vécu et chaque fois, c’est un véritable show d’humour pour ses coéquipiers. Dans le cas où il serait un joueur de hockey assez ordinaire, on lui pardonne ses défauts puisqu’il est tellement divertissant !

 

13. Le fantôme

Le fantôme, comme son nom l’indique, tu ne le remarques pas. Au début de l’année, il venait au match. Sauf qu’après 4-5 parties, il commence à espacer ses apparitions. Au début, c’était une obscure blessure pas guérie, il est revenu pour une game, après il travaillait tard, et il est revenu pour une game, après il s’est trompé de jour. Bref, tu ne sais plus vraiment s’il fait encore partie de l’équipe ou non. Il va se présenter à une game un mercredi soir à 11pm à l’autre bout de la ville pendant la plus grosse tempête de l’hiver, mais il rate 4 matchs de suite le dimanche à 7pm à l’aréna la plus proche de chez eux.

Le fantôme, il est mystérieux. T’as plus de chances de voir Ke$ha à ton IGA que lui dans le vestiaire.

 

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+++++

Voilà, tu en connais encore plus sur l’univers fascinant des ligues de garage.

Encore une fois, j’espère que tu reconnaîtras tes chums ou encore mieux, que tu te reconnaîtras toi-même !

Next week peuple !

 

Le Moes

 

7 thoughts on “13 autres joueurs fascinants de ligues d’hockey adulte (Partie 2)

  1. Reply Martial Mar 27,2014 13 h 44 min

    Excellent! Une de mes suites favorites!

  2. Reply Oli Mar 29,2014 20 h 23 min

    Y se passe quoi avec le roux ? Le moes est pas mal seul dans votre histoire lol

    • Reply Le Grand Roux Avr 1,2014 15 h 37 min

      Qui? ;)

      Le Roux a un peu de moins de temps entre les mains mais vient de mettre quelque chose dans l’four. Ça s’en vient.

      • Reply Le Moes Avr 3,2014 11 h 30 min

        Le Grand Roux c’est comme un étalon sauvage : Tu ne peux le clôturer. Tu dois le laisser faire ses trips dans les plaines et t’espères qu’il revienne à maison un jour.

        • Reply Patrick Avr 3,2014 12 h 16 min

          Ok donc le Roux c’est l’étalon et Moes c’est le cowboy qui tente de dompter le Roux c’est ça? Ça fait un peu brokeback votre truc :)

          Respect tout de même les boys et j’ai déjà hâte de voir ce que l’Roux nous mijotes.

          j’ai faim.

  3. Reply Carl Juil 24,2015 2 h 54 min

    Le gars qui passe sont temps a essayer de déjouer le goaleur dans le warmup !!!!

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